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éditorial

Jean-Jacques BERNARD

Vice-président du GART en charge du stationnement
Vice-Président en charge des transports et des déplacements de Rennes Métropole.

« Les résultats qui nous remontent sont très positifs »

 

 

La réforme de décentralisation du stationnement payant sur voirie a été un véritable changement de paradigme que ce soit pour les automobilistes, les techniciens chargés de la mettre en œuvre, les élus ainsi que les administrations centrales. Il aura fallu plus de 10 ans pour que nous réussissions à convaincre toutes les parties prenantes de l’intérêt de cette réforme. Entre ceux qui, tel Cassandre, nous prédisaient les pires difficultés et ceux qui ont déployé une certaine énergie pour que la réforme ne soit pas votée puis, pas mise en œuvre, il est vrai que les difficultés n’ont pas manqué.
C’est donc après un combat mémorable de plusieurs années que la réforme est entrée en vigueur et ceci depuis plus d’un an. Nous pouvons en tirer les premiers enseignements et l’initiative de la revue TEC arrive à point nommé pour ce faire.
À ce jour, sur 800 communes concernées, 551 l’appliquent, 65 ont décidé de revenir à un système de zone bleue et 184 n’ont pas encore pris les dispositions nécessaires pour la mettre en œuvre. Par ailleurs, 85 % des communes qui appliquent la réforme ont fait le choix de gérer le contrôle en régie et les autres l’ont délégué.
Globalement, les résultats qui nous remontent sont très positifs. J’en veux pour preuve cet article, paru dans l’édition du 29 octobre 2018 du Parisien, dont le titre est on ne peut plus clair : « Depuis le début de l’année et la réforme du stationnement, les conducteurs ont dû s’adapter. Bilan, on se gare plus facilement dans la capitale ! ». C’était bien le but principal de cette réforme. Il est atteint. Nous ne pouvons que nous en féliciter.
Si au départ la presse n’a pas manqué de se faire l’écho des difficultés locales de mise en œuvre de la réforme rencontrées par certaines villes, dont Paris, on peut légitimement espérer que les mêmes médias accorderont une place de choix dans leurs commentaires aux effets positifs de la dépénalisation du stationnement.
La disponibilité accrue des places de stationnement, l’augmentation sensible des paiements spontanés et du taux de respect des durées de stationnement constituent autant d’éléments vecteurs de renforcement du civisme. Certaines grandes villes atteignent d’ores et déjà, des taux de respect très importants. Ces bons résultats sont aussi constatés dans les villes moyennes. Nous ne sommes pas loin de la prévision que nous avions faite du doublement du taux de respect de la réglementation et ceci, quelle que soit la taille de la ville concernée. Nous profiterons du premier semestre 2019 pour faire un bilan complet de la première année de la dépénalisation du stationnement en France.
Mais nous pouvons, d’ores et déjà, nous féliciter des résultats de la ténacité du travail accompli par le GART au service de cette réforme dont les principaux bénéficiaires sont les automobilistes et les clients des commerces de proximité qui désormais trouvent beaucoup plus facilement des places pour stationner. La réduction des kilomètres parcourus à la recherche de stationnement contribue ainsi à l’amélioration de la qualité de l’air dans nos centres urbains au bénéfice de chacun de nos concitoyens.

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