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Territoire

Région Grand-Est

Née de la fusion le 1er janvier 2016 entre l’Alsace, la Champagne-Ardenne et la Lorraine, la Région Grand Est s’étend sur un vaste territoire de quelques 57 441 km2, compte 10 départements et plus de 5,5 millions d’habitants. De par sa situation géographique, la région bénéficie d’un positionnement stratégique au coeur de l’Europe. Elle est la seule région de France à disposer de 4 frontières. Comment alors tirer parti au mieux de cette mobilité transfrontalière ? Autre enjeu du territoire : comment organiser la gouvernance en matière de mobilités à l’échelle du Grand Est ?

C’est la région transfrontalière par excellence. Le Grand Est partage près de 800 km de frontières avec quatre pays : la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne et la Suisse. Comment alors améliorer les conditions de la mobilité quotidienne pour les travailleurs frontaliers ? Elle concerne quelque 165 000 personnes qui chaque jour se déplacent vers le Luxembourg (première destination), l’Allemagne, la Suisse ou la Belgique. Les frontaliers représentent 7 % de la population active à l’échelle du Grand Est et leur nombre ne cesse d’augmenter. La Région a ainsi identifié plusieurs axes majeurs de développement. Le premier concerne l’harmonisation des tarifs transfrontaliers et multimodaux. « Un chantier est à ouvrir pour tendre vers une simplification des tarifs avec l’ensemble des partenaires à l’horizon 2019-2020 », précise la Région. Le second concerne l’expérimentation puis le développement d’un système de billettique transfrontalier afin de rendre les titres de transports interopérables (Voir encadré sur le projet Ticketing
Sarre-Moselle-Luxembourg). La Région souhaite par ailleurs augmenter le nombre de dessertes ferroviaires et mettre en place de nouveaux matériels Régiolis transfrontaliers vers l’Allemagne à l’horizon 2 025 et 2 030. Elle souhaite également contribuer au développement d’« une offre de transports
collectifs efficace là où le réseau ferroviaire n’existe pas ou plus aujourd’hui, par exemple entre Colmar et Breisacham-Rhein, ou encore entre Haguenau et Rastatt ». Autre axe majeur de développement, la mise en oeuvre « d’une véritable politique transfrontalière concertée de nouvelles mobilités décarbonnées », en favorisant notamment le développement de l’électromobilité avec du matériel ferroviaire hybride (diésel et électrique) dont les premiers essais sont prévus en 2020 et une entrée en service l’année suivante. Ou bien des autocars au GNV.

 

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